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Les femmes dans les Sciences, les Technologies, l’Ingénierie et les Mathématiques : regarder en arrière pour avancer

Les femmes dans les Sciences, les Technologies, l’Ingénierie et les Mathématiques : regarder en arrière pour avancer
Martorell,
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L’artiste internationale Lidia Cao a peint une fresque de 48 mètres carrés rendant hommage à Dorothy Levitt, l’inventrice du rétroviseur, dans l’usine de Martorell.

  • Il s’agit d’une collaboration entre SEAT & CUPRA et l’Universitat Politècnica de València (UPV), dans le cadre de leur projet « Dones de Ciència », qui compte déjà 49 fresques dédiées à des femmes dans les domaines des STEM (Sciences, Technologie, Ingénierie et Mathématiques).
  • Sensibiliser au rôle des femmes dans ces domaines est essentiel pour inspirer les nouvelles générations et promouvoir l’égalité.
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On pourrait croire à une journée ordinaire à l’usine SEAT & CUPRA de Martorell. Le personnel de l’assemblage a terminé son service, a quitté les ateliers et se dirige vers la sortie, discutant tranquillement de sa journée. Mais cette fois, quelque chose les fait s’arrêter quelques secondes pour admirer la vue.

Tout en haut, sur le mur du corridor aérien par lequel les carrosseries passent de l’atelier de peinture à l’atelier d’assemblage 8 — où les rétroviseurs des modèles de l’entreprise sont installés, entre autres opérations — apparaît l’image d’une femme qui les regarde à travers un miroir.

La fresque fait partie du projet « Dones de Ciència » (« Femmes de Science »), porté par l’Universitat Politècnica de València, dont l’objectif est d’inspirer les nouvelles générations et de leur rappeler que la science a aussi le visage d’une femme.

« Qui est-elle ? », se demandent-ils.
Ils s’apprêtent à découvrir son nom… et son histoire.

À LA DÉCOUVERTE DE DOROTHY

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Dorothy Levitt (1882-1922) était une pilote automobile britannique, journaliste et autrice, pionnière du monde de l’automobile. Elle a contribué à ce domaine en étant la précurseure de l’un des dispositifs de sécurité active les plus importants des voitures, toujours utilisé aujourd’hui : le rétroviseur.

Surnommée « la fille la plus rapide du monde », elle a battu des records de vitesse dans différentes compétitions et s’est engagée avec détermination pour le droit des femmes à conduire. À une époque où les préjugés tenaient les femmes éloignées du volant, elle leur apprenait à conduire.

Son idée d’utiliser un petit miroir à main pour surveiller la circulation derrière soi fut d’abord rejetée par ses contemporains, et son nom tomba dans l’oubli.

Plus d’un siècle plus tard, cette fresque vise à reconnaître sa contribution et à la mettre en lumière comme un exemple inspirant, aux côtés de nombreuses autres femmes qui ont participé au développement des STEM.

QUAND L’ART ET LES STEM VONT DE PAIR

Le projet « Dones de Ciència » compte 49 fresques rendant hommage à des femmes dans les domaines des STEM, toutes réalisées par des artistes femmes. La plupart se trouvent dans des établissements éducatifs de la province de Valence. « Cette initiative, une première en Espagne, est née de la conviction qu’il ne peut y avoir de véritable éducation scientifique sans égalité, ni d’égalité sans visibilité », explique Luis Zurano, responsable de la communication et de la diffusion scientifiques à l’Universitat Politècnica de València (UPV).

Silvia Diez, coordinatrice du projet CUPRA Tavascan, et Elisabet Agea, coordinatrice du projet SEAT Ibiza & Arona, sont coautrices du livre Historias inspiradoras de las pioneras de los coches (« Histoires inspirantes de pionnières de l’automobile ») et à l’origine de la collaboration entre l’université et l’entreprise.
« Elles nous ont contactées après la publication de notre livre, nous ont parlé de leur projet et nous nous sommes dit : pourquoi ne pas peindre une fresque à l’usine de Martorell ? », se souvient Elisabet Agea.

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« Cette fresque est le résultat de la combinaison d’un grand projet de l’UPV, clairement axé sur la diversité, du talent de Lidia Cao et de la volonté de SEAT & CUPRA de mettre en lumière le rôle que jouent les femmes dans le monde de l’automobile », déclare Laura Carnicero, vice-présidente People & Organization de SEAT & CUPRA. « Avec cette œuvre d’art sur le mur de l’un de nos ateliers, dans un espace visible chaque jour par des milliers de membres de nos équipes, nous nous souviendrons toujours qu’une femme, Dorothy Levitt, a amélioré notre quotidien avec l’invention du rétroviseur », ajoute-t-elle.

UN RÉTROVISEUR TOURNÉ VERS L’AVENIR

L’artiste muraliste Lidia Cao a été chargée de peindre ce portrait de 48 mètres carrés, réalisé depuis une plateforme élévatrice et à l’aide de dizaines de bombes de peinture.

Selon Cao, « la fresque symbolise le geste de regarder en arrière pour pouvoir avancer ; le rétroviseur devient un seuil entre ce qui a été vécu et ce qui reste à venir ». Dans ce sens, ajoute-t-elle, « il est essentiel de parler des femmes pionnières dans les STEM, et je suis fière de pouvoir le faire à travers l’art et de mettre ma créativité au service de la représentation de l’invention de Dorothy ».

« C’est un honneur d’avoir ici, dans l’usine, une fresque réalisée par une artiste de renommée internationale comme Lidia, dont le travail est visible partout dans le monde », se réjouit Silvia Diez.

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DES MODÈLES INSPIRANTS

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Selon les Nations unies, d’ici 2050, 75 % des emplois seront liés aux domaines des STEM. Pour évoluer vers un avenir de plus en plus technologique, il est donc essentiel de rendre visibles les femmes qui travaillent aujourd’hui dans ces secteurs, tout en se souvenant de celles qui n’ont pas été reconnues en leur temps et que l’histoire a effacées.

« C’est le plus bel hommage que nous pouvions rendre à Dorothy et à toutes les femmes de l’industrie automobile comme nous, tout en inspirant les jeunes filles à s’orienter vers des carrières STEM », affirme Silvia Diez.

Toutes deux reconnaissent toutefois qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. « C’est un parcours semé d’embûches, comme on peut le voir sur la fresque, mais cela ne signifie pas que nous devons cesser d’avancer. Au contraire, cela doit nous motiver à continuer et à nous souvenir de celles qui ont rendu possible notre présence ici aujourd’hui », conclut Elisabet Agea.

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